À l’approche des municipales à Schiltigheim, des bénévoles de Strasbourg à vélo ont organisé une déambulation dans la ville pour faire prendre conscience aux candidat·es les difficultés rencontrées par les cyclistes au quotidien.

Carrefours dangereux, vitesses excessives sur les grands axes, absence d’aménagements sécurisés : les points noirs sont nombreux et les améliorations à apporter sont connues.
Seules deux listes ont joué le jeu de la rencontre et de la discussion (Réveil Citoyen et Schilick en commun), nous saluons leur engagement et leur volonté de placer la problématique vélo au cœur des enjeux de cette campagne.
Au-delà de la déambulation, qui a permis d’interpeller les candidat·es sur les plus gros points noirs de notre ville, Strasbourg à Vélo a analysé les programmes des différents candidats pour ces municipales 2026.
Nous vous proposons ci-dessous notre analyse complète des propositions vélo de chaque candidat·es.
Deux programmes se distinguent clairement par des propositions structurées : ceux de Nathalie Jampoc-Bertrand et de Marc Baader, qui évoquent un plan vélo, la sécurisation des axes principaux et l’apaisement de la circulation.
D’autres propositions restent plus ambiguës ou insuffisantes, notamment lorsqu’elles refusent la création d’aménagements cyclables, imposent des pistes obligatoires ou maintiennent la priorité donnée à la voiture sur les grands axes. Nous sommes également fermement opposés à certaines idées dangereuses, comme l’ouverture du tunnel de Rungis aux voitures, qui mettrait directement en danger les mobilités les plus vulnérables.
Pour Strasbourg à vélo, une chose est claire : développer le vélo à Schiltigheim nécessite du courage politique. Des pistes cyclables sécurisées, une ville à 30 km/h et un partage de l’espace public plus juste ne sont pas des détails techniques. Ce sont des choix de société.
Nous continuerons à porter ces exigences pendant la campagne… et après les élections.


